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Le corps paraît plus lourd en février

  • Photo du rédacteur: Visacova Santé
    Visacova Santé
  • il y a 19 heures
  • 4 min de lecture
Le corps paraît plus lourd en février: Visacova

L’absence de douleur ne signifie pas une récupération complète


Février est lourd.


Le ciel est bas. La neige devient grise. Le corps ralentit d’une manière subtile que l’on ne remarque pas toujours.


Et c’est souvent à ce moment que j’observe quelque chose de très fréquent en clinique.

Les clients n’ont plus de douleur.Mais ils ne récupèrent pas complètement non plus.

Ils disent :


« Ça va. »« Ce n’est plus comme avant. »« Ça ne fait pas mal… c’est juste un peu raide. »

Ce « juste un peu raide » est important.


L’illusion d’aller bien


La douleur est un signal. Mais ce n’est pas le seul signal.


Les recherches en sciences de la douleur démontrent que la douleur est un mécanisme de protection généré par le système nerveux. Lorsque la menace perçue diminue, l’alarme s’apaise. Mais les adaptations tissulaires, les schémas de tension musculaire et les compensations peuvent toujours être présents.


Autrement dit :


L’alarme incendie peut cesser de sonner même si la structure nécessite encore un ajustement.

Les muscles ne retrouvent pas toujours automatiquement leur longueur et leur tonus optimaux après une blessure, une surcharge ou une période de stress chronique. Ils s’adaptent.


Les fibres raccourcies demeurent raccourcies.Les muscles stabilisateurs sursollicités continuent de compenser.Les muscles sous-utilisés restent inhibés.

La douleur diminue. La compensation demeure.


Pourquoi février amplifie le phénomène


L’hiver modifie notre façon de bouger.


À Montréal, particulièrement en février, nous :


• Marchons plus prudemment sur la glace

• Nous contractons contre le vent froid

• Réduisons nos activités extérieures

• Restons assis plus longtemps

• Conduisons davantage

• Dormons différemment


Sur le plan biomécanique, cela a un impact.


Le froid augmente la rigidité musculaire passive. Les études démontrent une diminution de l’élasticité des tissus dans des conditions plus froides, ce qui augmente la sensation de raideur et diminue l’amplitude de mouvement.


Ajoutez à cela une circulation réduite liée à une activité moindre et une activation accrue du système nerveux sympathique en période de stress saisonnier, et vous obtenez :


Une raideur de faible intensitéUne mobilité articulaire diminuéeUne récupération plus lente après l’effortUne sensation générale de lourdeur

Sans nécessairement ressentir de douleur aiguë.

On suppose alors que tout est normal.


La phase de compensation


Il existe une phase entre la douleur et la performance.


Vous n’êtes pas blessé.Mais vous n’êtes pas pleinement efficace non plus.

Exemples observés fréquemment :


• Une entorse de cheville datant de deux ans qui ne fait plus mal, mais dont la flexion dorsale demeure limitée. La hanche compense.

• Une douleur cervicale résolue, mais une posture de tête avancée persistante.

• Une douleur lombaire améliorée, mais une activation des fessiers qui n’a jamais été pleinement restaurée.


Le système nerveux est remarquable pour s’adapter aux restrictions.

Mais l’adaptation n’est pas synonyme de restauration.


Avec le temps, ces inefficacités subtiles augmentent la charge ailleurs. C’est souvent à ce moment que des poussées « inattendues » apparaissent.


À quoi ressemble une récupération réelle


La récupération ne se résume pas à l’absence de douleur.


Elle comprend :


• Une mobilité restaurée

• Un tonus musculaire équilibré

• Une répartition uniforme des charges

• Un transfert de force efficace

• Une texture tissulaire normalisée

• Une réponse résiliente au stress


Un muscle pleinement récupéré est :


Souple, non rigideRéactif, non en protectionCapable de produire de la force sans tension excessive


C’est la différence entre le soulagement des symptômes et une recalibration structurelle.


Pourquoi c’est particulièrement pertinent en mi-hiver


Février est un moment stratégique pour réajuster avant l’augmentation d’activité du printemps.


Lorsque l’activité augmente en mars et avril, les restrictions cachées deviennent apparentes.

Les coureurs retournent à l’extérieur.Le jardinage recommence.Les déplacements augmentent.L’entraînement s’intensifie.


Si les schémas de tension sous-jacents n’ont pas été corrigés, le corps absorbe la charge de manière inefficace.


C’est alors que :


Les douleurs au genou réapparaissentLa raideur de la hanche s’accentueLes tensions cervicales reviennentLes schémas sciatiques refont surface

Non pas en raison d’une nouvelle blessure.

Mais parce que la récupération était incomplète.


Perspective clinique


En massage thérapeutique, particulièrement dans un travail musculaire ciblé, l’objectif n’est pas uniquement de diminuer la douleur.


Nous évaluons :


• La densité tissulaire

• Les schémas de raccourcissement des sarcomères

• Le glissement fascial

• Les mécanismes de protection

• Les asymétries


Le but n’est pas seulement la détente. Il s’agit de restaurer une fonction musculaire efficace.

Et en février, un corps calme ne signifie pas nécessairement un corps optimisé.


Questions à vous poser ce mois-ci


• Est-ce que je me sens plus lourd que d’habitude, même sans douleur ?

• Mes mouvements semblent-ils légèrement restreints ?

• Ma récupération après l’effort est-elle plus lente ?

• Ressent-je une tension de fond persistante ?

• Est-ce que j’évite inconsciemment certaines positions ?


Ce sont des questions de récupération. Pas seulement des questions de douleur.


En conclusion


La douleur attire l’attention.


Mais l’adaptation s’installe en silence.


Février est souvent silencieux.


Si votre corps n’est pas en crise, c’est le moment idéal pour réajuster, rééquilibrer et restaurer avant l’augmentation des demandes physiques.


Être sans douleur, c’est bien.Être pleinement récupéré, c’est mieux.


Et il existe une différence réelle entre les deux.

Nous sommes membres des ordres et associations suivants :

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ANPQ
RMQ
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    30 minute(s)            $70.00

    60 minute(s)            $115.00

    90 minute(s)            $160.00

 120 minutes(s)           $198.00

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